Rénover son intérieur en Savoie et Haute-Savoie : chalet, appartement et résidence de tourisme
Une rénovation intérieure reprend la distribution des pièces, les réseaux, les pièces d'eau et les revêtements d'un logement existant. Les réseaux, électricité et plomberie, passent avant tout revêtement, puisqu'ils disparaissent ensuite derrière les cloisons et sous les sols. Le bâti fixe le cadre, et le diagnostic préalable dit ce qu'il autorise avant qu'aucun plan ne soit arrêté.
Contraintes du bâti existant
Le bâti impose un cadre que le projet doit accepter. Les murs porteurs et les refends décident de ce qui se déplace, les colonnes d'évacuation fixent l'emplacement possible des pièces d'eau, la hauteur sous plafond détermine ce qu'un plancher chauffant ou un faux plafond peut consommer, et la portance des planchers limite le poids des cloisons et des chapes ajoutées. Un chalet savoyard ajoute une difficulté propre, son rez-de-chaussée en maçonnerie de pierre porte souvent un étage en madriers ou en structure poteau-poutre, deux logiques constructives qui ne se traitent pas de la même manière. Une cloison en bois ne se dépose qu'après avoir vérifié qu'elle ne participe pas au contreventement de la charpente.
Rangements intégrés
Le rangement sur mesure occupe des volumes qu'un meuble ne sait pas exploiter. Un placard toute hauteur construit sur ossature dans une alcôve, sous un escalier ou en bout de couloir offre autant de capacité qu'une armoire pour la moitié de l'emprise, avec 60 centimètres de profondeur pour de la penderie et 35 à 40 pour des étagères. Les volumes sous rampants, très présents dans les chalets et les combles aménagés, ne se traitent pratiquement que de cette façon, une profondeur variable et une hauteur décroissante excluant tout mobilier standard. Comptez 400 à 900 euros du mètre linéaire pour un ensemble réalisé sur place, et pensez à le dessiner avant le montage des cloisons, les renforts se posant à ce moment-là.
Coupure d'eau et vidange
Toute intervention sur la plomberie commence par la coupure et la vidange du réseau. La vanne d'arrêt général se repère avant le premier coup de clé, tout comme se vérifie qu'elle fonctionne encore, un robinet ancien bloqué par le calcaire étant fréquent. La vidange s'obtient en ouvrant le point de puisage le plus bas du logement, puis en purgeant le ballon après avoir coupé son alimentation électrique, faute de quoi la résistance grille à vide. Dans un logement de montagne laissé sans chauffage entre deux séjours, cette vidange devient une précaution saisonnière à part entière, un réseau resté en eau gelant et éclatant dès la première nuit sévère, ce qui justifie de prévoir des purges accessibles lors de la rénovation.
Doublage sur ossature
Le doublage sur ossature isole un mur sans l'étouffer. Il associe des rails et des montants métalliques, un isolant, un frein-vapeur côté chaud et une plaque de plâtre en parement, l'ensemble désolidarisé du mur par une lame d'air, et il corrige au passage la planéité d'une maçonnerie ancienne tout en logeant les gaines. En altitude, où le gel et les écarts de température rendent ce poste le plus rentable d'une rénovation, l'épaisseur monte à 120 ou 140 millimètres contre 100 en plaine. Un doublage étanche collé directement contre une pierre reste à éviter, puisqu'il piège l'humidité que la neige fondante dépose en pied de mur.
Contrat et calendrier
Le contrat fixe ce que chacun doit et quand il le doit. Il reprend le descriptif détaillé des prestations lot par lot, les marques et références retenues, le prix ferme, le calendrier avec une date de début et une durée, l'échéancier de paiement adossé à des étapes constatables et les pénalités de retard. Un acompte raisonnable se situe autour de 30 %, le solde ne se versant qu'après la levée des réserves. Dans une résidence de tourisme, où le logement doit être disponible à date fixe pour la saison, la date de livraison et les pénalités associées méritent une attention particulière, un retard de 3 semaines se traduisant directement en recettes perdues.
Postes de dépense d'une rénovation
Le budget se répartit entre des postes aux poids très inégaux. Comptez 30 à 55 euros du mètre carré en peinture préparée, 60 à 110 euros pour une cloison sur ossature isolée, 70 à 170 euros pour un parquet posé, 80 à 150 euros pour un carrelage grand format, auxquels s'ajoutent l'électricité, la plomberie et une isolation plus épaisse qu'en plaine. Une rénovation complète se situe entre 500 et 1 500 euros du mètre carré, une salle de bains entre 7 000 et 17 000 euros. Les prix pratiqués autour de Chambéry et surtout d'Annecy dépassent la moyenne nationale, portés par la tension du marché et par le coût d'acheminement des matériaux en vallée, et la TVA s'établit à 10 % pour l'amélioration d'un logement de plus de 2 ans, 5,5 % pour l'isolation et les équipements de chauffage.
Professionnels de l'agencement dans les deux Savoie
SR Rénovation : implantée à Challes-les-Eaux, cette entreprise réalise des travaux de rénovation intérieure et de second œuvre. Son offre couvre l'aménagement, la remise en état et la modernisation de logements et de locaux professionnels en Savoie et en Haute-Savoie.
Zone géographique desservie
Principales villes de Haute-Savoie : Annecy, Thonon-les-Bains, Annemasse, Cluses, Annecy-le-Vieux, Cluses, Seynod, Cran-Gevrier, Sallanches, Rumilly
Principales villes de Savoie : Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville