Rénover son intérieur entre maisons basques et immeubles paloises
Une rénovation intérieure reprend la distribution des pièces, les réseaux, les pièces d'eau et les revêtements d'un logement existant. Les réseaux, électricité et plomberie, passent avant toute finition, puisqu'ils disparaissent ensuite derrière les cloisons et sous les sols. Reprendre une gaine après la pose d'un revêtement coûte plusieurs fois le prix d'une intervention anticipée.
État des lieux du logement
L'état des lieux inventorie l'existant avant toute décision. Il consigne l'année et le mode de construction, la nature de chaque paroi et son rôle porteur, l'âge du tableau électrique et des canalisations, l'état des planchers et des menuiseries, la présence et le fonctionnement d'une ventilation. Dans les maisons traditionnelles du Pays basque, bâties en pan de bois avec remplissage léger, il s'attache en outre à l'état des bois et à leur exposition à l'humidité, car un doublage mal conçu empêche l'ossature de sécher après une période pluvieuse. Cette liste écrite, pièce par pièce, devient ensuite la référence commune des entreprises consultées.
Circulation et distribution des pièces
La distribution règle la manière dont on traverse un logement. Un plan efficace réduit les surfaces de passage au profit des pièces de vie, regroupe les pièces d'eau autour d'une même colonne d'évacuation, sépare le jour de la nuit et évite de faire traverser une chambre pour en atteindre une autre. Les couloirs, souvent surdimensionnés dans les immeubles anciens du centre de Pau, se raccourcissent ou se transforment en rangements, une cloison reculée d'un mètre sur cinq de long rendant 5 mètres carrés utiles. Les murs à déplacer se distinguent des refends porteurs, en moellon dans ces immeubles, dont l'ouverture suppose un linteau dimensionné et un étaiement provisoire.
Chauffe-eau et production d'eau chaude
La production d'eau chaude se dimensionne sur le nombre d'occupants et sur les pointes d'usage. Un ballon électrique de 100 litres suffit à deux personnes, 150 à 3 ou 4, 200 au-delà, et son emplacement se choisit au plus près des points de puisage pour limiter l'attente et les pertes en ligne. Le chauffe-eau thermodynamique divise la consommation par 2 ou 3 mais réclame 20 mètres cubes d'air ou un raccordement sur gaines, contrainte qui écarte les placards techniques exigus des logements anciens. Sa reprise s'intègre au lot plomberie, puisqu'elle suppose d'intervenir sur les alimentations et sur un circuit électrique dédié, et se décide donc avant la fermeture des murs.
Carrelage et faïence
Le carrelage se juge autant sur sa pose que sur son format. Un grand format, 60 par 60 centimètres et au-delà, exige un double encollage et une planéité de 5 millimètres sous une règle de deux mètres, rarement atteinte sur un plancher ancien sans ragréage autolissant précédé d'un primaire d'accrochage. Les classements R pour la glissance et PEI pour l'abrasion orientent le choix selon la pièce, R10 au minimum dans une salle de bains, PEI 3 ou 4 dans un séjour. La faïence murale suppose un support plan et sec, avec une étanchéité posée sous le carrelage dans les zones de douche, le joint n'assurant jamais cette fonction quelle que soit sa qualité.
Maître d'œuvre
Le maître d'œuvre organise le chantier sans exécuter les travaux. Il établit le programme avec le propriétaire, consulte les entreprises lot par lot, compare les offres, rédige le planning, suit l'avancement et assiste à la réception, en restant l'interlocuteur unique pendant toute la durée du chantier. Sa rémunération représente 8 à 12 % du montant des travaux, qu'il récupère en partie par les prix obtenus et par les erreurs évitées. Cette formule convient particulièrement aux biens éloignés du domicile, situation courante sur le littoral basque où beaucoup de propriétaires rénovent à distance un logement destiné à la location saisonnière.
Budget d'un chantier de rénovation
Le budget s'établit poste par poste puis se vérifie au mètre carré. Comptez 28 à 50 euros du mètre carré en peinture préparée, 55 à 100 euros pour une cloison sur ossature isolée, 65 à 155 euros pour un parquet posé, 70 à 140 euros pour un carrelage grand format. Une rénovation complète se situe entre 450 et 1 300 euros du mètre carré, une salle de bains entre 6 500 et 16 000 euros, une cuisine équipée entre 8 500 et 21 000 euros hors électroménager. Le marché tendu de Biarritz, Anglet et Saint-Jean-de-Luz tire ces valeurs nettement au-dessus de celles du Béarn intérieur, et la TVA s'établit à 10 % pour l'amélioration d'un logement de plus de 2 ans, 5,5 % pour les travaux d'économie d'énergie.
Aménagement intérieur autour de Bayonne
LEXIS RENOVATION : implantée à Bayonne, cette entreprise réalise des travaux de second œuvre pour la rénovation générale de bâtiments résidentiels et non résidentiels. Son offre couvre la maçonnerie, le carrelage, la peinture, la plomberie, la plâtrerie, l'électricité et les revêtements de sol souples ou durs.
Communes couvertes
Principales villes des Pyrénées Atlantiques : Bayonne, Pau, Anglet, Biarritz, Hendaye, Saint-Jean-de-Luz
Principales villes des Hautes-Pyrénées : Tarbes, Lourdes
Principale ville du Gers : Auch