Redistribuer les volumes à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer
Redistribuer les volumes d'un logement consiste à déplacer ou supprimer des cloisons pour obtenir un plan mieux adapté aux usages. L'opération reste simple tant qu'elle ne touche qu'aux cloisons de distribution, et devient un chantier de structure dès qu'un mur porteur est concerné. Le diagnostic préalable sépare ces deux cas, et c'est lui qui fixe l'ampleur du projet.
Contraintes du bâti existant
Le bâti impose au projet des limites que l'on ne découvre parfois qu'en ouvrant. La structure vient en premier, murs porteurs, poutres et planchers, mais s'y ajoutent la hauteur sous plafond, la position des descentes d'eau et des colonnes de ventilation, le tracé des gaines noyées dans une dalle béton et la capacité portante d'un plancher bois ancien. Un plancher sur solivage supporte mal une chape de béton ou une cloison lourde, ce qui oriente vers des cloisons sur ossature et des chapes sèches. Le repérage de ces contraintes se fait à la visite, par sondages si nécessaire, et il vaut mieux les traiter avant de valider un plan que de les découvrir au milieu du chantier.
Cloisons en plaques de plâtre
La cloison sur ossature métallique domine la rénovation pour son rapport poids-performance. Deux rails au sol et au plafond, des montants tous les 40 à 60 centimètres, un isolant en laine minérale dans le vide et une ou 2 plaques de plâtre sur chaque face constituent l'ensemble, pour une épaisseur totale de 72 à 100 millimètres. Le vide intérieur reçoit les gaines électriques et les canalisations sans la moindre saignée, avantage décisif sur une maçonnerie ancienne. Les plaques hydrofuges s'emploient dans les pièces d'eau, les plaques haute dureté dans les circulations, et le doublage d'une seconde plaque apporte une dizaine de décibels d'affaiblissement supplémentaire.
Ventilation du logement
La ventilation devient un sujet dès que l'on rend un logement plus étanche. Remplacer des menuiseries et doubler des murs supprime les entrées d'air parasites par lesquelles l'humidité s'évacuait jusque-là, et la vapeur produite par la cuisine, la salle de bains et les occupants se dépose alors sur les parois froides. Une ventilation mécanique simple flux hygroréglable, avec extraction dans les pièces humides et entrées d'air en menuiserie dans les pièces de vie, répond à la situation pour mille à 2 000 euros posée. Sur le littoral de la Côte d'Opale, où l'air reste humide une grande partie de l'année, ce poste ne se traite pas en dernier avec ce qui reste du budget.
Isolation par l'intérieur
L'isolation par l'intérieur se pose lors d'une rénovation, quand les murs sont accessibles. Le doublage sur ossature métallique, avec 100 à 120 millimètres de laine minérale et une lame d'air côté mur, rattrape en une seule opération la planéité, l'isolation et le passage des réseaux. Il présente deux inconvénients qu'il faut accepter, une perte de 10 à 15 centimètres sur le périmètre de chaque pièce et la disparition de l'inertie du mur, qui ne joue plus son rôle de tampon thermique. Sur une maçonnerie ancienne en brique, la lame d'air et un frein-vapeur correctement posé évitent de piéger l'humidité derrière l'isolant, désordre qui apparaît en 2 ou 3 hivers lorsqu'on colle un isolant fermé contre le mur.
Suivi de chantier
Le suivi de chantier consiste à vérifier l'avancement et à trancher les questions au fur et à mesure. Une visite hebdomadaire suffit sur un chantier courant, avec un compte rendu écrit qui note ce qui a été fait, ce qui reste à faire, les décisions prises et les points en attente. Les moments critiques se situent avant chaque fermeture, avant que les cloisons ne recouvrent les réseaux, avant la chape et avant la pose des revêtements, car après, toute reprise coûte plusieurs fois son prix. Ce suivi relève du maître d'œuvre lorsqu'il y en a un, du propriétaire sinon, et son absence explique la plupart des chantiers qui dérivent en délais comme en budget.
Repères de prix des travaux
Le budget se décompose par poste avant d'être ramené au mètre carré. Comptez de 25 à 45 euros du mètre carré pour une peinture préparée, de 50 à 90 euros pour une cloison isolée sur ossature, de 60 à 150 euros pour un parquet posé et de 70 à 130 euros pour un carrelage grand format. Une rénovation complète coûte entre 400 et 1 200 euros du mètre carré selon la profondeur des reprises, une salle de bains entre 6 000 et 15 000 euros. Les prix pratiqués entre Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer restent inférieurs à la moyenne nationale. La TVA s'établit à 10 % pour l'amélioration d'un logement de plus de 2 ans, 5,5 % pour les travaux d'économie d'énergie.
Professionnels de l'agencement de la Côte d'Opale
Opale Rénovation Berck : implantée à Berck, cette entreprise artisanale intervient en rénovation intérieure et extérieure sur l'ensemble de la Côte d'Opale. Son offre couvre notamment l'aménagement intérieur et des travaux de rénovation sur mesure adaptés au bâti local.
Zone géographique desservie
Principales communes de la Côte d’Opale : Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Coudekerque-Branche, Grande-Synthe, Outreau, Gravelines