Rénovation intérieure dans le Cher et l'Indre

Une rénovation intérieure porte sur les cloisons, les revêtements, les réseaux et la distribution des pièces d'un logement existant. Elle va du simple rafraîchissement, peinture et sols, à la reprise complète du plan et des installations techniques. Entre ces deux extrêmes, le budget varie du simple au quintuple, et c'est le diagnostic de départ qui situe le projet sur cette échelle.

Rénovation légère et rénovation lourde

Deux familles de chantiers se cachent derrière le mot rénovation. La rénovation légère se limite aux revêtements et aux équipements, peinture, sols, remplacement d'une cuisine ou d'une salle de bains à leur emplacement actuel, sans toucher au plan ni aux réseaux, pour deux cents à 500 euros du mètre carré. La rénovation lourde reprend la distribution, l'électricité, la plomberie, parfois les planchers, et se situe entre 600 et 1 200 euros du mètre carré. Entre les deux, la frontière tient à une question simple, faut-il déposer les cloisons et ouvrir les murs, car dès que la réponse est oui, le chantier change de nature et de durée.

Ouverture dans un mur porteur

Ouvrir un mur porteur est l'opération la plus délicate d'une rénovation intérieure. Elle suppose une étude de structure qui calcule la poutre nécessaire, en acier ou en béton armé, et vérifie que les appuis en pied reprendront la charge sans poinçonner le plancher ou la maçonnerie. Le chantier lui-même passe par un étaiement provisoire monté de part et d'autre du mur, la découpe en plusieurs passes, la pose de la poutre et son calage définitif. Comptez 3 à 6 000 euros pour une ouverture de trois mètres, étude comprise, et davantage en étage où la manutention de la poutre devient le principal problème.

Salle de bains

La réfection d'une salle de bains réunit cinq métiers en quelques mètres carrés. La dépose met à nu le support, le plombier reprend les alimentations et l'évacuation, l'électricien installe les circuits protégés et la liaison équipotentielle, le carreleur applique l'étanchéité puis pose le revêtement, et le menuisier termine par le meuble et la porte. L'étanchéité se joue sous le carrelage et jamais dans le joint, par un système liquide ou une natte remontée en périphérie et dans les angles, sans quoi une douche à l'italienne finit par traverser le plancher. Une pièce aveugle impose en complément une extraction mécanique permanente dimensionnée au volume.

Revêtements de sol

Le choix d'un sol se fait sur l'usage de la pièce avant l'aspect. Le stratifié, classé AC4 ou AC5 pour un usage domestique intensif, coûte le moins cher à la pose mais se remplace entièrement dès qu'il est marqué ou gonflé par une fuite. Le parquet contrecollé, avec un parement de 3 à 6 millimètres, se ponce une ou 2 fois dans sa vie et supporte mieux les variations d'humidité. Le carrelage tient la comparaison dans les pièces d'eau et les entrées, à condition d'obtenir une planéité de 5 millimètres sous une règle de deux mètres, ce qui impose un ragréage autolissant sur les sols anciens irréguliers.

Artisans et lots séparés

Confier chaque métier à un artisan différent reste la formule la moins chère. Le propriétaire signe alors 5 à 8 marchés distincts, avec l'électricien, le plombier, le plaquiste, le carreleur, le peintre et le menuisier, et récupère la marge qu'une entreprise générale aurait prise. La contrepartie est le travail de coordination, chaque intervenant devant arriver au bon moment sur un chantier préparé par le précédent, et la difficulté d'établir les responsabilités lorsqu'un désordre apparaît à la jonction de deux lots. Cette organisation convient aux chantiers étalés dans le temps et aux propriétaires disponibles, moins aux rénovations complètes menées en quelques semaines.

Prix d'une rénovation intérieure

Le prix se lit poste par poste avant d'être ramené au mètre carré. Comptez de 20 à 40 euros du mètre carré pour une peinture préparée, de 45 à 85 euros pour une cloison isolée sur ossature, de 55 à 130 euros pour un parquet posé. Une rénovation complète se situe entre 350 et 1 000 euros du mètre carré selon la profondeur des reprises, une salle de bains entre 5 500 et 13 000 euros. Le niveau pratiqué autour de Bourges, Châteauroux et Vierzon compte parmi les plus bas de France, ce qui permet souvent d'aller plus loin dans les reprises à budget égal. La TVA s'établit à 10 % pour l'amélioration d'un logement de plus de 2 ans, 5,5 % pour les travaux d'économie d'énergie.

Professionnels de rénovation dans le Berry

AMJ Décoration : basée à Bourges, cette entreprise réalise des travaux de rénovation et de décoration intérieure pour les particuliers du secteur. Ses prestations couvrent la plâtrerie, l'isolation, la peinture, les revêtements de murs et de sols, ainsi que l'aménagement de cuisine et de salle de bains.

Zone géographique desservie

Principales villes du Cher et de l'Indre : Bourges, Chateauroux, Vierzon